Les 7 mers du monde : voici la liste détaillée

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Par Bertrand

Les 7 mers du monde : voici la liste détaillée

Vous connaissez l’expression « naviguer sur les sept mers » ? Moi, je l’ai longtemps prise pour acquise — un truc de pirates dans les films. Mais en creusant un peu, j’ai découvert que cette histoire est bien plus riche qu’il n’y paraît.

Le concept des sept mers remonte à des millénaires. Chaque civilisation avait sa propre liste. Les Grecs de l’Antiquité ne voyaient pas les mêmes étendues que les marins arabes du Moyen Âge. Et nous aujourd’hui ? On a encore changé la donne.

Les informations essentielles à retenir

  • Les anciens Grecs listaient sept mers, incluant la Méditerranée et la mer Ionienne 🌊
  • Ya'qubi, historien du 9e siècle, décrit un itinéraire maritime vers la Chine sur sept mers 🌏
  • Au Moyen Âge, la liste européenne mélangeait influences grecques et arabes, incluant la mer Caspienne 📜
  • Aujourd'hui, les sept mers sont remplacées par les océans : Atlantique, Pacifique et Indien 🌐
  • Le golfe Persique couvre 180 000 km² et contient une grande partie des réserves de pétrole mondiale ⛽
  • Participer à une croisière mondiale coûte au minimum 15 000 € pour 3 à 6 mois 🚢

Les sept mers de l’Antiquité : quand les Grecs traçaient leurs cartes

Pour les anciens Grecs, les sept mers représentaient leur monde connu. Leur liste incluait la mer Égée (leur cour de récré, en gros), la mer Ionienne, l’Adriatique, la Méditerranée, la mer Tyrrhénienne, la mer de Libye, et la mer des Ibères.

Logique, non ? Ces gars-là naviguaient principalement en Méditerranée. Difficile d’imaginer l’océan Pacifique dans leur liste — ils n’en soupçonnaient même pas l’existence.

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La vision arabe médiévale : cap vers l’Orient

Les Arabes du Moyen Âge ont tout chamboulé. Leur liste ? Complètement différente. Et pour cause : ils regardaient vers l’est, pas vers l’ouest.

L’historien Ya’qubi (9e siècle) décrit un itinéraire précis pour atteindre la Chine. Sept mers successives à traverser. Chacune avec « sa propre couleur, son vent, son poisson et sa brise ». Poétique.

Voici leur liste :

  • La mer de Fars (golfe Persique)
  • La mer Larwi (océan Indien occidental)
  • La mer Harkand (autour de Sri Lanka)
  • La mer Kalah (détroit de Malacca)
  • La mer Salahit (mer de Chine méridionale)
  • La mer Kardanj (au large du Vietnam)
  • La mer Sanji (mer de Chine orientale)

Fascinant détail : la mer Rouge n’y figure pas. Pourquoi ? Parce que ces sept mers correspondaient spécifiquement aux routes commerciales vers l’Extrême-Orient. Sinbad le marin, ça vous dit quelque chose ? Ses aventures suivaient exactement cet itinéraire.

Mais attendez — d’autres sources arabes mentionnent une liste différente : mer Adriatique, mer d’Arabie, mer Noire, mer Caspienne, Méditerranée, golfe Persique, mer Rouge. Deux versions qui coexistent. L’Histoire, c’est rarement simple.

Les 7 mers du monde : voici la liste détaillée

L’époque médiévale européenne : un mélange des genres

Au Moyen Âge européen, la liste se stabilise autour de ces sept mers :

1. Mer Adriatique — entre l’Italie et les Balkans
2. Mer d’Arabie — partie nord-ouest de l’océan Indien
3. Mer Noire — fermée entre l’Europe et l’Asie
4. Mer Caspienne — le plus grand lac du monde (mais appelé « mer »)
5. Mer Méditerranée — le carrefour des civilisations
6. Golfe Persique — déjà stratégique à l’époque
7. Mer Rouge — route vers les épices d’Orient

Cette version mixe influences grecques et arabes. Normal : l’Europe médiévale héritait des deux traditions.

Les sept mers modernes : quand les océans prennent le pouvoir

Aujourd’hui, fini les mers fermées. Place aux grands océans ! Notre liste contemporaine divise les eaux mondiales en sept bassins majeurs :

  • Pacifique Nord — le plus vaste de tous
  • Pacifique Sud — tout aussi impressionnant
  • Atlantique Nord — autoroute commerciale historique
  • Atlantique Sud — moins fréquenté mais crucial
  • Océan Indien — berceau de la mousson
  • Océan Arctique — de plus en plus navigable (réchauffement oblige)
  • Océan Antarctique — le dernier découvert

Cette division reflète notre compréhension moderne de la planète. Plus de 70% de sa surface est recouverte d’eau — autant découper intelligemment.

Zoom sur quelques légendes : ces mers qui marquent l’imaginaire

La Méditerranée : 2,5 millions de km² d’Histoire

Berceau des civilisations occidentales. Grecs, Romains, Égyptiens — tous ont navigué sur ces eaux. Le détroit de Gibraltar (14 km de large seulement) la connecte à l’Atlantique.

Anecdote perso : j’ai traversé ce détroit en ferry. Impressionnant de se dire qu’Ulysse était peut-être passé par là.

Le golfe Persique : géopolitique et pétrole

180 000 km² qui concentrent une bonne partie des réserves mondiales de pétrole. Pas étonnant que cette zone soit régulièrement explosive. L’Iran, l’Arabie Saoudite, le Koweït — tous riverains. Tous riches en or noir.

L’océan Pacifique : le géant absolu

165 millions de km². Un tiers de la surface terrestre. Plus vaste que tous les continents réunis ! La fosse des Mariannes (11 000 m de profondeur) s’y cache. Et des milliers d’îles parsèment sa surface.

Hawaï, Tahiti, les Fidji — le Pacifique, c’est aussi le rêve tropical.

Dans la culture populaire : les sept mers qui font rêver

Cette expression traverse les siècles et les genres. Eurythmics chante « I travel the world and the seven seas ». Village People répond avec « You can sail the seven seas » dans « In the Navy ». Queen évoque les « seven seas of Rhye ».

Et Disney ? La Petite Sirène 2 transforme les sept mers en sept filles du roi Triton. Malin.

Même les marins belges portaient des pantalons à sept plis horizontaux — un clin d’œil textile aux sept mers traditionnelles.

Pourquoi cette fascination pour le chiffre 7 ?

Sept, nombre magique par excellence. Sept jours de la semaine, sept couleurs de l’arc-en-ciel, sept merveilles du monde. Dans de nombreuses cultures, ce chiffre symbolise la totalité, la perfection.

Pour les marins d’autrefois, « naviguer sur les sept mers » signifiait connaître le monde entier. Être un marin accompli. Avoir bourlingué partout.

Comment explorer ces mers aujourd’hui ?

Bonne nouvelle : c’est devenu faisable ! Les croisières mondiales existent — comptez 3 à 6 mois et un budget conséquent (15 000 € minimum). Certains tour-opérateurs proposent des itinéraires « sept mers » sur mesure.

Plus accessible : choisissez une mer par voyage. La Méditerranée en été, les Caraïbes en hiver, l’océan Indien au printemps. Vous y passerez une vie, mais quelle vie !

Ce que révèle cette évolution des listes

L’Histoire des sept mers raconte aussi l’Histoire de l’humanité. Chaque époque définit son horizon selon ses connaissances et ses besoins.

Les Grecs exploraient leur bassin méditerranéen. Les Arabes commerçaient vers l’Asie. Nous, on pense global. Nos sept océans modernes reflètent une vision planétaire que nos ancêtres n’avaient pas.

Et demain ? Avec l’exploration spatiale, on parlera peut-être des « sept mers de Mars » ou des « océans d’Europe » (la lune de Jupiter). L’aventure continue.

Cette expression millénaire garde sa magie. Elle évoque l’aventure, l’inconnu, la soif de découverte. Alors même si les listes changent, l’esprit reste : partir explorer ce qui nous dépasse, naviguer vers l’horizon.

Les sept mers existent-elles vraiment ? Peu importe. Elles existent dans nos rêves — et c’est déjà immense.

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