J’ai commencé mon premier carnet de voyage en 2014, en partant trois semaines au Japon. Un carnet Moleskine tout bête, stylo bille noir, et une ambition naïve : tout noter. Résultat ? Les dix premiers jours sont couverts de détails, les quatre derniers se résument à deux phrases et un ticket de métro collé de travers. Classique.
Depuis, j’en ai rempli une douzaine. Et la question que me posent le plus souvent les gens qui veulent se lancer, c’est : « mais concrètement, tu mets quoi dedans ? » C’est exactement ce qu’on va voir ici — avec des exemples concrets, des formats qui fonctionnent vraiment, et quelques pistes pour ne pas se retrouver avec 80 pages blanches à son retour.
Les informations essentielles à retenir
- J'ai commencé mon premier carnet de voyage en 2014 lors d'un séjour de trois semaines au Japon ✈️
- Les carnets imprimables prévoient souvent de la place pour 20 à 24 jours de voyage 📅
- Un carnet illustré peut demander jusqu'à deux heures de travail pour une double page 🎨
- Prévoir une liste de valise évite d'oublier des éléments essentiels comme l'adaptateur secteur 🧳
- Le format A5 (14,8 × 21 cm) est généralement le bon compromis pour un carnet 🚀
- Un carnet Clairefontaine Age Bag est conseillé pour sa qualité à un prix de 14 à 18 € 📓
Table des matières
- Ce que contient un carnet de voyage, vraiment
- Les différents types de carnets : exemples visuels et formats
- Tableau comparatif : quel format choisir ?
- Ce qu’on oublie toujours de mettre (et qu’on regrette après)
- Exemples de pages concrètes
- Le carnet numérique : vraie alternative ou mauvaise idée ?
- Quelques erreurs classiques à éviter
- Tableau comparatif : carnets reliés populaires
- Par où commencer concrètement ?
Ce que contient un carnet de voyage, vraiment
Le carnet de voyage, c’est un objet un peu hybride. Ni agenda, ni journal intime, ni guide touristique. Un peu des trois, en fait.
La structure de base qu’on retrouve dans la plupart des exemples bien fichus tourne autour de cinq grands blocs.
Les infos pratiques d’abord. Page de couverture avec destination et dates, coordonnées d’urgence, numéros de réservation. Ça paraît bête, mais avoir tout au même endroit quand on est à 11 000 km de chez soi — c’est un luxe.
L’itinéraire ensuite. Pas juste « lundi : musée », mais vraiment le détail : hébergements, transports entre les étapes, horaires approximatifs. Les carnets imprimables bien conçus prévoient souvent de la place pour 20 à 24 jours de voyage, avec une page par étape. Besoin de plus ? Il faut soit dupliquer les pages, soit trouver un format plus modulaire.
Le journal quotidien. C’est le cœur. Une page par jour, ou deux, selon ton niveau de prolixité. On y note ce qu’on a fait, vu, mangé — mais aussi ce qu’on a ressenti. La frustration d’un bus raté. L’odeur d’un marché aux épices. Les trucs qu’aucune photo ne capte.
Le suivi des dépenses. Franchement, c’est rare de voir ça bien fait. Pourtant c’est ultra utile — noter en temps réel le montant estimé vs le montant réellement payé, catégorie par catégorie (hébergement, transport, nourriture, activités), ça change tout à la vision globale du budget.
Les bonnes adresses. Restos, librairies, spots photos, adresses pour cartes postales. Une section souvent négligée, mais qu’on regrette amèrement de ne pas avoir remplie quand on essaie de se souvenir, six mois après, du nom de cette crêperie à Lisbonne.
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Les différents types de carnets : exemples visuels et formats
Là, ça dépend vraiment de ce que vous cherchez. Il existe grosso modo trois approches.
Le carnet illustré (sketchbook de voyage)
Le plus impressionnant visuellement. On y trouve des croquis au stylo ou à l’aquarelle, des collages de billets et de tickets, des tampons de musées. Des petits morceaux de papier kraft collés de travers, des annotations à l’encre — une esthétique très « voyageur du XIXe siècle ».
Ce format demande du temps. Beaucoup. Une double page peut prendre deux heures à réaliser. Mais le résultat est un objet unique, qu’on garde toute sa vie.
Les exemples qu’on trouve sur Pinterest — et il y en a des milliers — montrent des mises en page très variées : cartes dessinées à la main, portraits de gens croisés, vues d’architecture, listes illustrées. Le niveau artistique requis est finalement assez bas — même avec des croquis maladroits, le rendu est souvent charmant. Le truc c’est que l’imparfait a un charme que le parfait n’a pas.
Le bullet journal de voyage (Bujo Travel)
Un format hybride entre organisation et créativité. On y retrouve des trackers — météo, humeur, distances parcourues — des spreads de planification avec codes couleur, des « collections » thématiques (lieux visités, livres lus pendant le voyage, plats goûtés).
Le bujo de voyage est particulièrement populaire auprès des gens qui voyagent souvent ou longtemps — backpackers, digital nomads, ou juste les gens très organisés. La mise en page prend du temps avant le départ, pas pendant.
Le carnet semi-structuré (à imprimer ou relié)
L’option la plus accessible. Des pages pré-formatées avec des zones à remplir — infos du jour, humeur, dépenses, case « souvenir de la journée ». Pas besoin de se demander quoi noter : la page vous guide.
On peut les imprimer soi-même (il existe des PDF gratuits très bien faits, avec carte du monde, listes de valise, bingo de voyage et cases défi) ou acheter des carnets reliés tout faits. Ces carnets achetés incluent souvent des stickers, des pages thématiques spécifiques, parfois même des conseils sur la destination si vous optez pour un carnet dédié à un pays précis.

Tableau comparatif : quel format choisir ?
| Format | Temps requis | Niveau artistique | Coût | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| Carnet illustré / sketchbook | Élevé (2h+/page) | Moyen à bon | 15–40 € le carnet | Les voyageurs créatifs avec du temps |
| Bullet journal de voyage | Moyen (préparation avant) | Faible à moyen | 10–25 € | Les profils organisés / hyper-planificateurs |
| Carnet imprimé (PDF) | Faible | Aucun | 0 € (imprimante) | Les débutants, les familles |
| Carnet relié tout fait | Très faible | Aucun | 12–30 € | Les voyageurs qui veulent aller vite |
| Carnet destination spécifique | Très faible | Aucun | 15–25 € | Ceux qui partent dans un pays précis |
Ce qu’on oublie toujours de mettre (et qu’on regrette après)
La liste de valise. Vraiment. Pas glamour, pas sexy, mais tellement utile. Avoir une liste de base — qu’on adapte selon la durée et la saison — ça évite d’oublier l’adaptateur secteur ou les médicaments de base. Les carnets imprimables bien construits en proposent deux versions : week-end et long séjour.
La fiche médicale et les numéros d’urgence. Groupe sanguin, allergies, numéro d’ambassade, assurance voyage. Ça prend dix minutes à remplir. Ça peut tout changer le jour où quelque chose tourne mal.
Et les adresses pour cartes postales. Un classique oublié. On pense à écrire, on trouve une jolie carte, et là — impossible de retrouver l’adresse de la grand-mère. Prévoir une page dédiée, même petite.
Exemples de pages concrètes
Voilà quelques idées de pages qu’on retrouve souvent dans les carnets bien faits, pour vous donner une vision concrète :
- Page de garde : destination, dates, « carnet n°X », parfois une photo ou un dessin de la silhouette de la ville
- Carte du monde ou carte du pays avec l’itinéraire tracé à la main
- Fiche destination : langue, monnaie, décalage horaire, visas, usages locaux
- Page météo : un petit tracker hebdomadaire — soleil, nuages, pluie — ça paraît anecdotique, mais à relire deux ans après, ça remet dans l’ambiance immédiatement
- Double page « coup de cœur » : un endroit, une personne, un plat — raconté en 15 lignes max avec un petit croquis ou une photo collée
- Page budget : tableau simple, 5 catégories, montant prévu / montant réel
- Bingo de voyage : 25 cases avec des défis — manger un plat inconnu, parler à un local, se perdre volontairement, trouver un livre en langue locale — un format ludique qui fonctionne très bien en famille ou entre amis
- Page souvenir final : les 3 moments que vous retenez, les 3 choses que vous referez, les 3 que vous ne referez pas
Le carnet numérique : vraie alternative ou mauvaise idée ?
Vaste débat.
Certains jure par Notion, Google Docs ou Day One — pratique, toujours sur soi, photos intégrées. Mais franchement, relire un Google Doc cinq ans après, ça n’a pas le même effet que tomber sur un carnet avec du sable coincé dans la reliure et une tache de café sur la page du 14 août.
Mais le numérique a ses avantages réels : recherche full-text, sauvegarde automatique, partage facile avec les gens du voyage. Une option hybride — notes rapides sur téléphone pendant la journée, puis recopiées le soir dans le vrai carnet — peut être un bon compromis.
Quelques erreurs classiques à éviter
Commencer trop compliqué. Se mettre en tête de faire une double page illustrée chaque soir, c’est abandonner au bout de trois jours. Mieux vaut une page simple remplie tous les soirs qu’un chef-d’œuvre hypothétique jamais réalisé.
Acheter le mauvais carnet. Un carnet trop petit (format A6), et on se retrouve à écrire en tout petit avec les genoux comme bureau dans un bus. Trop grand (A4), et c’est encombrant à transporter. L’A5 est généralement le bon compromis — 14,8 × 21 cm, tient dans la plupart des sacs à dos.
Papier trop fin. Si vous voulez coller des choses, écrire au feutre, ou faire des petits croquis à l’encre, un papier de 80 g va boire l’encre et gondoler. Cherchez du 120 g minimum — la plupart des carnets de type Leuchtturm1917 ou Rhodia sont bien au-dessus de ce seuil.
Tableau comparatif : carnets reliés populaires
| Carnet | Papier | Format dispo | Points forts | Prix indicatif |
|---|---|---|---|---|
| Leuchtturm1917 | 80 g | A5, A4, Pocket | Très grande dispo, élastique, pochette | 20–25 € |
| Rhodia Webnotebook | 90 g | A5 | Papier très lisse, couverture rigide | 18–22 € |
| Moleskine Classic | 70 g | A5, Large | Iconique, dispo partout | 16–22 € |
| Clairefontaine Age Bag | 90 g | A5 | Fabriqué en France, papier de qualité | 14–18 € |
| Carnet générique imprimé | Variable | A5 variable | Gratuit ou quasi, personnalisable | 0–5 € |
Par où commencer concrètement ?
Si vous partez dans deux semaines et que vous n’avez encore rien préparé, voilà ce que je ferais.
Un carnet A5 à couverture rigide — le Clairefontaine Age Bag est mon préféré en ce moment, rapport qualité/prix imbattable. Des stylos à encre fine (0,5 mm minimum), un feutre noir pour titrer, et deux ou trois stabilo couleur pour les titres de section.
Pour le contenu, si vous débutez vraiment : imprimez 3 ou 4 pages de template (page de garde, fiche destination, page journalière, suivi budget) et collez-les dans votre carnet comme point de départ. Vous remplirez les pages blanches autour — croquis, collages, billets.
Et surtout — commencez avant le départ. La page « compte à rebours » ou « liste de ce que j’attends de ce voyage » est souvent celle qu’on relit avec le plus de plaisir.
