Ah, les années 90…
Cette époque où on découvrait encore de nouveaux artistes à la radio, où les clips passaient en boucle sur M6 Music. Et puis il y a eu cette chanson. « Voyage en Italie » de Lilicub. Un titre qui vous trotte dans la tête dès les premières notes, avec cette mélodie entêtante qui sent bon l’été et l’insouciance.
Le tube est sorti en 1996 et a littéralement explosé les charts français. 7e place au Top 50 — pas mal pour un groupe qu’on ne connaissait pas ! Mais derrière ce succès, il y a toute une histoire. Celle d’un trio passionné qui a su capturer l’esprit d’une génération en trois minutes chrono.
Les informations essentielles à retenir
- "Voyage en Italie" de Lilicub est sorti en 1996 et a atteint la 7e place au Top 50 🎶
- Lilicub a été nominé aux Victoires de la Musique en 1997 pour "Révélation de l'année" 🏆
- Le groupe a sorti son deuxième album "La Grande Vacance" en 1998 après le succès du tube 🎤
- Lilicub a connu des collaborations avec des artistes japonais comme Taeko Onuki et Noriko Kato 🎵
- Benoît Carré aujourd'hui développe un projet musical combinant musique et intelligence artificielle 🚀
- 28 ans après, "Voyage en Italie" continue de séduire sur les plateformes de streaming 🌍
Les débuts de Lilicub : quand la passion rencontre le hasard
L’histoire commence en 1992. Festival de jazz à Aiguillon. Benoît Carré (le frère d’Isabelle Carré, l’actrice — petit monde !) croise Catherine Diran. Coup de foudre musical instantané.
Ils forment un groupe avec Philippe Zavriew dans la foulée. Le nom « Lilicub » ? Mystère total sur son origine. Personne ne l’a jamais vraiment expliqué dans les interviews de l’époque. Et franchement, ça ajoute au charme.
Le trio galère pendant trois ans. Premier single « Au bout du compte » en 1995 — échec commercial total. Mais ils persévèrent. Fin 1993, ils signent chez Remark Records. Et là, tout bascule avec leur deuxième titre.
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« Voyage en Italie » : anatomie d’un tube parfait
La recette ? Simple en apparence. Une mélodie pop irrésistible, des arrangements légers (presque aériens), et cette voix de Catherine Diran qui vous emmène direct sous le soleil italien. Les paroles parlent d’évasion, de dolce vita, de nuits sous les étoiles — exactement ce dont on a tous envie après un long hiver parisien.
Le succès est immédiat. Le titre grimpe rapidement dans les charts et s’installe au 7e rang du Top 50. Pas mal pour des inconnus ! Et ce qui est dingue, c’est que 28 ans plus tard, on fredonne encore ce refrain sans effort.
Mais le vrai génie du morceau, c’est son intemporalité. Cette chanson pourrait sortir aujourd’hui, elle marcherait encore. Elle a cette qualité rare des grands standards : elle traverse les époques sans prendre une ride.

La consécration et les récompenses
Le succès de « Voyage en Italie » propulse le groupe sur le devant de la scène.
Nomination aux Victoires de la Musique 1997 dans la catégorie « Révélation de l’année » — belle reconnaissance ! Et en 1998, ils décrochent le prix Sacem Roger-Seiller du « Meilleur groupe français ». Pas rien.
Cette même année, ils sortent leur deuxième album « La Grande Vacance ». Logique après un tube pareil. Mais comme souvent, la suite est plus difficile que l’éclair initial.
Le groupe après le succès : entre collaborations et évolution
Lilicub ne va pas se contenter de surfer sur son tube. Le groupe explore de nouveaux territoires. Collaborations avec des artistes japonais comme Taeko Onuki et Noriko Kato — plutôt inattendu mais cohérent avec leur univers musical.
En 2001, troisième album français « Zoom ». Concept original : l’album est conçu comme un film. Ambitieux. Mais le public n’est plus vraiment au rendez-vous.
2005 : Philippe Zavriew quitte l’aventure. Lilicub devient un duo. Catherine et Benoît partent en tournée « Honda Legend » dans toute la France — nom bizarre pour une tournée, soit dit en passant.
Dernier album en 2008 : « Papa a fait mai 68 ». Plus intime, plus personnel. Le groupe explore d’autres chemins musicaux. Mais on est loin de l’impact de leur premier tube.
La fin d’une aventure et les projets solo
Le groupe se sépare en douceur, sans éclat médiatique. Chacun part explorer ses propres projets. Benoît Carré développe son projet « Skygge » — fascinant mélange de musique et d’intelligence artificielle. Visionnaire le bonhomme !
Catherine Diran, elle, se lance dans l’écriture de polars. « J’aime pas les actrices » et « Kill parade » chez Le Masque. Changement radical mais talent intact.
Et Philippe ? Éditeur de musique chez Peermusic. Il monte aussi le groupe « Sixty Eight » avec Antoine Gaillet. Premier album en 2013 : « The Story of Jack Moses Boyd ». Plus confidentiel que Lilicub, mais la passion musicale reste intacte.
L’héritage de « Voyage en Italie » aujourd’hui
Presque 30 ans après, le titre continue de vivre sa vie.
Les plateformes de streaming lui donnent une seconde jeunesse. Nostalgie des quarantenaires ? Découverte pour les plus jeunes ? Un peu des deux sûrement. Ce qui est certain, c’est que cette chanson a marqué une génération.
D’ailleurs, Label Panthéon (qui gère aujourd’hui les droits) remet régulièrement le clip en avant sur les réseaux sociaux. Et ça marche ! Des milliers de vues à chaque fois, des commentaires nostalgiques : « J’adore aussi », « Si sympa »…
Pourquoi ce tube fonctionne encore
La force de « Voyage en Italie », c’est sa simplicité apparente.
Pas de prétention artistique excessive. Juste une invitation au voyage, à l’évasion. Dans les années 90, on commençait à avoir accès aux voyages low-cost. L’Italie devenait accessible pour les week-ends. Cette chanson était l’hymne parfait de cette époque.
Et puis il y a cette production impeccable. Arrangements soignés sans être clinquants. Cette guitare qui danse. Ces percussions légères. Tout respire l’été et la légèreté.
Aujourd’hui, quand on réécoute le titre, on se dit que Lilicub avait tout compris avant tout le monde. Cette pop française intelligente, mélodique, qui ne prend pas les gens pour des idiots.
« Voyage en Italie » reste un mystère musical. Comment trois musiciens français ont-ils réussi à créer une chanson si parfaite, si évocatrice ? Le génie créatif, c’est sans doute ça : capturer un moment, une émotion, et la transformer en quelque chose d’universel.
28 ans après, on a toujours envie de partir en Italie quand résonnent les premières notes. Mission accomplie !